Peste.

Peste.
Délicate mais ingrate mignonne,
Ne pense qu'à sa propre personne,
Ne pense qu'à ses propres petits pieds,
"Le reste est déjà abimé".

Jolie mais immonde enfant,
Ne voit que par son petit nez tordu,
Ne voit sa vie qu'en chaussures pointues,
"Symbole de mon succès imminent".

Douce mais moqueuse fillette,
Ne prie qu'à sa propre réussite,
Ne prie qu'à fidéliser son élite,
"Ils ne pourront que devenir mes adeptes".

Adorable mais prétentieuse princesse,
N'imagine en rien la vie des autres,
N'imagine pas un seul instant que tout est de sa faute,
"Ils paieront pour s'asseoir où j'ai posé mes fesses !"

Tralala. Tralala.
La demoiselle s'est faite égorgée,
Sa jolie robe en fut fortement tachée,
Et son égo, lui, on ne sut ce qu'il devint.
La fin.

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# Posté le mardi 15 avril 2008 14:02

Dame nature

Dame nature
Je suis Dame de feu.
Constance de la flamme,
Léger vague à l'âme,
L'éternelle et l'unique Femme.

Je suis Dame de glace.
Océan givré de fierté,
Trainée d'écume envolée,
La seule et magnifique Echapée.

Je suis Dame du vent.
Force irréelle, battement de cils,
Bataille en équilibre sur un fil,
La dure et cruelle Enfant.

Je suis Dame de terre.
Prosternation du monde sous mes pieds,
Grandiloquence imaginaire de la beauté,
L'ultime et parfaite Vérité.
# Posté le mardi 15 avril 2008 11:12

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Il y a des choses qui ne s'expliquent pas,
Ainsi va la vie, de haut en bas, de perte en fracas.
Une vie hasardeuse tirée au sort,
Seuls s'en sortiront alors les plus forts,
Qui sauront faire face à la plus douce des morts.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
La mère est morte abandonnant sa chaire sur Terre,
Mais l'enfant n'avouera jamais son manque, trop fière,
Peu à peu il s'enfoncera alors un peu plus en Enfer.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Il ne vous aime pas. Il ne vous considère même pas.
Une vie amoureuse qualifiée de chaotique,
Dont vous êtes le premier rôle vous la fanatique, l'unique.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Le bonheur comme ils disent est au bout de vos doigts,
Vous avez beau regarder, rien n'y fait, toujours pas là,
Pourtant vous en rêvez, assidument vous gardez la foi.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Vous n'êtes qu'une pâle image de vous même,
Et d'un extrême à un rien, tout leur "je t'aime",
Aussi sincères qu'ils pussent être, ne vous atteignent.

Vous êtes le sentiment de rejet exacerbé de la vie.
Vous êtes le liquide avide d'un verre qui fuit.

Vous n'êtes rien.
Rien de bien.

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# Posté le lundi 14 avril 2008 16:31

De vous à moi !

De vous à moi !
De toi à moi je me sens frêle,
Mes genoux s'entrechoquent,
Tout comme mes mots qui se bloquent,
Confrontés au vide ; cruel.

De vous à moi je me sens fragile,
Du coin de mes cils, la larme facile,
Comme en équilibre sur un fil,
Enfant un peu trop futile.

De moi à je, tu ne me comprends pas,
Mes mots se perdent et sombrent dans le fracas,
Tout comme mes égéries qui prennent l'eau,
Ecorchées par le sourire de mon bel Héros.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 16:07

A mort.

Regardez, elle monte au ciel,
Dieu lui offre ses propres ailes,
Ce battement de cils, qu'elle est belle...
Mais la fourbe les méritait-elle ?
Non, bien sûr, mais Dieu ne le savait pas.

Et la voilà qui s'approche pas à pas,
Se rapprochant de l'être divin assis là-bas.
Sourire malicieux aux lèvres, innocente à ses yeux,
Pour rien au monde il ne l'aurait refusée à ses bras.
S'il avait su ...

Voilà une vie entière qu'elle avait attendu,
Enfin, elle allait récupérer son dû.
Dissimulée sous ses ailes, l'empreinte du mal absolu.
Depuis le dernier soupire de sa Mère,
Elle lui en avait toujours voulu.
Au fond de sa gorge, le goût du sang séché ; amer,
Elle le savait, elle allait pécher ; volontaire.
Il lui avait volé son enfance sans pitié,
Il lui avait brisé le monde sur ses épaules blessées,
Il lui avait anéanti son c½ur déjà brisé.

La voilà face à lui, sourire exquis à souhait ;
Il la contemple comme la chaire de son sang;
[Qu'il est facile de faire semblant]
Elle s'approche pas à pas calmement,
Soudain le poignarde violemment.
Une fois, deux fois, trois fois ; acharnement.
Frénésie du c½ur de cette malheureuse,
La voilà qui rit aux éclats, la bien heureuse.
Le sang coule et dégouline sur tout ce blanc,
Voilà la perfection tachée de sang ;
Le Paradis n'est plus qu'un enfer déguisé.
Spectacle affligeant, mais pourtant beau,
De cette vengeance sanglante, sans un mot.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 15:59

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