Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme.

Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme.
Je suis maître de mon destin, le capitaine de mon âme,
Je danse sur les flots et m'envole au gré des flammes,
Virevolte à travers ses gestes maladroits,
Et suffoque au bord de ses lèvres macabres.
De tes pupilles dilatées une lumière émane,
Et de tes mains une froideur accablante,
Je refais surface. J'affronte l'impasse.
Pour quelques secondes ...

Je suis brisée, le dos courbé, les joues creusées et le c½ur serré,
Le temps a passé, les années se sont écoulées, mais rien n'a changé.
Je suis lassée, désenvoûtée, blessée, les lèvres gercées,
Les secondes ont découlées, les jours ont eut pitié, mais personne n'a gagné.
Je suis toujours la même face à toi.
Fragile, en équilibre perpétuel, face au vide,
Affamée de ton attention, livide.
Mais toi tu as changé, tu es devenu froid,
Tes yeux lorsqu'ils me regardent ne sont plus humides,
Où s'est donc enfuie la lumière qui t'animait ?
Suis-je alors la cause de ce rejet ?

Je suis maître de mon destin, le capitaine de mon âme,
Je glisse sur la glace et me noie dans cette eau éperdument calme,
Sombre dans les abysses de la noirceur de tes brûlures,
Et me blesse au détriment de cette fissure.
Calomnies, je me contrefous que tu souffres,
Insomnies, je me mens à moi même au fond du gouffre,
Un ange passe. Je ne laisse aucune trace.
Pour quelques secondes ...

Je suis perdue, mise à nue, crue, et dépourvue,
L'amour a filé, d'aiguilles en aiguilles il s'est envolé.
Je suis agitée, déroutée, l'½il irrité, et la voix enrouée,
La critique a fusé, la fusion a échoué, et l'espoir s'est éreinté.
Je suis toujours la même face à toi.
Peureuse, en apesanteur, muette,
Attristée de ton attitude si peu parfaite.
Mais toi tu as changé, tu es devenu froid,
Tes mots sont devenus si bêtes,
Où s'est donc enfui ton si bel art ?
Suis-je alors la cause de ce départ ?
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 16:38

Thanatos

Thanatos
Je vous implore, Ô grandioses Titans,
Coéos, Crios, Japet, Hypérion, Océan, Cronos;
De votre implacable force de colosse,
Ramenez moi la Jade qui me manque tant.
Ô Ph½bé, Thémis, Mnémosyne, Théia , Rhéa, Thétys,
Conjurez ce sort qui me tire au plus profond des abysses.

Je vous implore, Ô fils d'Ouranos et de Gaïa,
Je vous supplie, me sacrifierais s'il le faut,
Accordez moi cette dernière prière égoïste,
Laissez moi la toucher, juste du bout des doigts.

Ô Tisiphone, Mégère et Alecto,
Exquises déesses de la vengeance,
Permettez moi cette délicieuse insouciance,
Menez moi à lui, conduisez moi à Thanatos.
Je me vengerai, le briserai,
Et retrouverai ce dont il m'a dépossédée.

Ô Eros, Héméra, et Ether,
De votre amour, et enveloppée de vos lumières divines,
Puissiez vous m'apportez la puissance de Déméter,
Puissiez vous, tout comme elle donne à nos terres,
M'offrir le courage et la témérité d'affronter l'échine.

Thanatos me voici face à toi :
Je suis certes rongé par mes faiblesses,
Mais jamais, non jamais, devant toi je ne m'affaisse,
Sors là de cet enfer où tu l'as enterrée,
Redonne moi ce que je suis venue chercher,
Et alors, je t'épargnerai.



# Posté le samedi 28 juin 2008 18:23

Modifié le dimanche 29 juin 2008 14:07

Faux.

Faux.
Des gouttes de pluie roulent sur le carreau,
Elles coulent, et découlent une à une,
Sur le plexiglas des tribunes,
Formant alors un langoureux flot.

Des larmes transcendent sa joue rougie,
Elles coulent, et découlent par dizaine,
Sur sa figure au regard méthylène,
Formant alors un fastidieux dilemme.

Des mots écorchent ses lèvres gercées,
Ils coulent, et découlent par centaine;
Sur sa bouche le goût d'un « je t'aime »,
Formant alors un heureux passé.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 11:34

Lui

Ses yeux de glace me froissent,
Quand il me regarde avec désinvolture;
Ses mots me transpercent de mille jets d'angoisse,
Quand il me raconte ses fantaisies impures.
Son rire m'assassine instantanément,
Un meurtre sanglant et cinglant,
Dont le sourire me blesse dans l'instant
Même; jamais il ne fait semblant, trop franc.
Tout son être me rejette et m'ignore,
Je ne suis que la fausseté d'un corps,
Solitaire jusqu'à la trêve,
L'espoir vivant encore, je rêve.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 15:55

Tu m'donnes le mal

Je suis une parmi des milliards,
Inerte, derrière mon rempart,
Mes trésors mis à l'écart,
Amorphe, en apesanteur.

Je suis emportée dans mes songes noirs,
Tu m'donnes le mal, furieuse envie de boire.
Je suis noyée au fond de la marre,
Tu m'donnes le mal, alors ...

Je danse les yeux fermés,
Tournant sur moi même,
Nombrilisme suraigu et affamé,
J'attends, je (ne) t'aime.

Je ne pense plus, je ne vois plus
Rien, que la noirceur de ton égoïsme,
Infirme, les mains liées à tes chevilles,
Je crie, tu ne m'entends pas, tu ne m'entends plus.

Alors
Tu m'donnes le mal.


# Posté le vendredi 23 mai 2008 15:44