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A mort.

Regardez, elle monte au ciel,
Dieu lui offre ses propres ailes,
Ce battement de cils, qu'elle est belle...
Mais la fourbe les méritait-elle ?
Non, bien sûr, mais Dieu ne le savait pas.

Et la voilà qui s'approche pas à pas,
Se rapprochant de l'être divin assis là-bas.
Sourire malicieux aux lèvres, innocente à ses yeux,
Pour rien au monde il ne l'aurait refusée à ses bras.
S'il avait su ...

Voilà une vie entière qu'elle avait attendu,
Enfin, elle allait récupérer son dû.
Dissimulée sous ses ailes, l'empreinte du mal absolu.
Depuis le dernier soupire de sa Mère,
Elle lui en avait toujours voulu.
Au fond de sa gorge, le goût du sang séché ; amer,
Elle le savait, elle allait pécher ; volontaire.
Il lui avait volé son enfance sans pitié,
Il lui avait brisé le monde sur ses épaules blessées,
Il lui avait anéanti son c½ur déjà brisé.

La voilà face à lui, sourire exquis à souhait ;
Il la contemple comme la chaire de son sang;
[Qu'il est facile de faire semblant]
Elle s'approche pas à pas calmement,
Soudain le poignarde violemment.
Une fois, deux fois, trois fois ; acharnement.
Frénésie du c½ur de cette malheureuse,
La voilà qui rit aux éclats, la bien heureuse.
Le sang coule et dégouline sur tout ce blanc,
Voilà la perfection tachée de sang ;
Le Paradis n'est plus qu'un enfer déguisé.
Spectacle affligeant, mais pourtant beau,
De cette vengeance sanglante, sans un mot.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 15:59

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